lundi 20 février 2017

73. PIERRE DACO : Comprendre les femmes



Un livre ancien...
et pourtant toujours d'actualité...

Pour les femmes qui veulent se connaître…
Pour les adolescentes qui sont les femmes de demain…
Pour les hommes qui se heurtent au « mystère » féminin…
Pour les couples dont l'harmonie est une inquiétude primordiale…

Délaissant volontairement l'actualité passagère, 
Pierre Daco nous entraîne à la recherche 
de la femme profonde et éternelle, 
affirmant nettement que la rénovation du monde 
dépend de celle de la femme. 

Dans un style percutant et imagé, 
le psychologue des profondeurs qu'est Pierre Daco 
nous explique pourquoi on trompe les femmes,
 pourquoi on les abandonne et, surtout, pourquoi on les craint. 
Car ce livre est également une saisissante étude 
de la peur masculine devant la femme. 
Fruit d'années de pratique psychologique, 
voici un ouvrage constituant une véritable entreprise 
d'analyse et d'objectivation de la femme, 
qui nous apparaît étonnamment transfigurée et grandie.
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73. CITATIONS CHOISIES

...Etre une femme est évidemment le résultat d'une structure glandulaire.
Mais la Féminité et la Masculinité sont, chez une femme ou un homme, 
deux manières d'utiliser l'énergie dont ils disposent.

Les femmes et les hommes ne doivent pas être pensés d'abord en tant que sexes, 
mais comme des récepteurs ou des émetteurs d'énergie.

Une révolution est-elle possible ?

La femme dispose des ressources nécessaires
(...)
 Il est vrai que ce chapitre semble une dérision face à ce qui se passe autour de nous 
et face au chemin qui reste à parcourir. Il n'est que de faire un essai : 
demandez au premier venu de vous dire le premier mot qui lui viendra à l'esprit 
en réponse au mot "féminité".
Vous obtiendrez toutes les réponses possibles, sauf  la bonne qui est  : 
énergie intérieure, énergie potentielle, énergie fondamentale, 
base indispensable à toute réalisation humaine.

La Féminité est une puissance en soi, certes. Mais que peut faire la femme 
si on lui montre l'inverse à tout bout de champ ? 
Si on entretient l'image, l'usage, et la vente d'une multitude de féminités pitoyables,
 de femmes-végétaux, de femmes-statufiées, de femmes-narcissiques, 
de femmes-mannequins, de femmes hyperbaguées et perruquées,
de marionnettes décolorées,  de jeunes filles traînant leur ennui dans la poussière
en même temps que leurs pantalons ?
Etant donné leurs maigres énergies, comment pourraient-elles devenir créatrices, 
de façon autonome et non agressive ?

Il ne leur reste qu'à faire appel à une créativité extérieure 
qui leur servira de substitut : celle de l'homme.

Mais, en agissant de la sorte, les femmes accumulent, bon an mal an, 
tant d'amertumes inconscientes qu'elles aboutissent
à une sorte de résignation hargneuse, 
qui est la dégradation type de la féminité.
 Quant aux autres, il est fatal qu'elles méprisent leur condition, 
puisqu'elles continuent de vivre selon l'équation : 
Féminité = faiblesse.

Les vertus fondamentales
En somme : ou bien on contraint les femmes à demeurer faussement féminines 
selon des critères anciens, c'est-à-dire ombreuses, glauques, sans consistance. 
Ou bien on les oblige à une "masculinité" tout aussi fausse, 
calquée sur celle des hommes modernes.

De temps à autre apparaissent sur la scène quelques femmes célèbres. 
Croyez-vous qu'on les présente comme ayant réalisé
leur Féminité et leur Masculinité authentiques ? Nullement :
on leur attribue a priori du génie;
de la sorte, on en fait des exemplaires "exceptionnels", 
et l'on renforce en conséquence l'état d'infériorité des autres femmes.

Une jeune fille me disait à ce propos :
- Nous avons alors l'impression d'être des demeurées aux dents longues, 
à qui on dirait : "les femmes aussi sont capables de faire quelque chose !" 
Pourquoi ne dit-on pas simplement : 
"Voilà la femme réelle !"
Cette jeune fille avait raison. Un vaste courant d'information psychologique 
devrait inciter les femmes à entreprendre leur propre révolution.
Il faut décrasser le mot "féminité" de ses taches d'infériorité, de culpabilité, 
d'angoisse, d'insécurité, d'hostilité.

Certes, une révolution personnelle exige du temps,
de la patience, de la tenacité, de la lucidité. 
Les personnes qui entreprennent une psychanalyse 
(la plus profonde révolution personnelle que l'on puisse opérer) 
en savent quelque chose.
Or, le temps, la patience, la tenacité, la lucidité
sont des caractéristiques de la féminité. 
Les femmes sont donc prédisposées à cette révolution intérieure. 
Mais il serait temps, pour elles et pour le monde, qu'elles le comprennent.(...)

Le rôle de la psychologie moderne
Sa tâche première, mais immense, est de rendre leur véritable sens 
aux notions de Féminité et de Masculinité.

Sa seconde tâche dérive de la première. 
Si la Féminité réelle est une force vive et indispensable,
 il faut la susciter à travers le monde.
C'est-à-dire aider les êtres humains à retrouver au fond d'eux-mêmes 
les valeurs de compassion, de pitié, d'humanité, de paix.

Je crois que beaucoup le désirent, non pas en raison d'une morale,
 mais parce que la déshumanisation générale leur fait peur. 
Peu importe d'ailleurs la motivation de départ 
si l'on obtient un bon résultat.

Il faut rendre sa place à la féminité : 
mais il ne s'agit pas d'une révolte des femmes contre la "loi du mâle". 
La difficulté est bien plus profonde : elle concerne l'angoisse et la peur 
qui sont à l'origine de cette soi-disant "loi du mâle" (...)

Les technocrates purs ne savent pas à quel point
ils ont rompu avec la féminité et la vie.
Poussés par une peur obscure, ils vont de planète en planète, d'idée en idée, 
de théorie en théorie, de guerre en guerre : 
comment pourraient-ils s'arrêter aussi longtemps qu'ils n'auront pas retrouvé leur lucidité, 
leur énergie intérieure, aussi longtemps que le mot "humanité"
restera pour eux vide de sens ?
Rendre la Féminité au monde, cela signifie
lui redonner une sagesse profonde, puissante, 
qui s'extériorise immédiatement en des activités humaines, urgentes,
et de bon sens.

Cela implique également une modification radicale de l'esprit qui anime la technocratie. 
Si la technocratie a pris un visage inhumain,
 c'est que lui manquent les grandes caractéristiques de la féminité : 
l'ordre, la lucidité profonde, la sagesse, la réflexion, le temps, la paix.

Comprend-on à quel point le monde a besoin de femmes et d'hommes "à deux pôles" ? 
Combien il est urgent que les humains cessent d'alimenter leur activité 
à une féminité malade, infantile, désordonnée ?

Quand la féminité aura retrouvé la place qui lui est due -
mais des centaines d'années, sans doute, seront nécessaires -
les mères redeviendront par le fait même les supports du monde. 
Car toute force intérieure -comme toute faiblesse - chez une fille ou un garçon, 
sont en provenance directe de la mère.
C'est pourquoi la psychologie moderne devrait se donner comme but premier 
d'aider la femme à se retrouver. 

C'est-à-dire :

- Redevenir une observatrice lucide, attentive, perspicace, calme.
- Redevenir davantage spectatrice de soi et du monde, au lieu d'être une "actrice" 
qui obéit (par culpabilité) aux impératifs anciens et nouveaux
- Réorganiser sa féminité dans l'acception la plus forte du terme
- Prendre un certain "recul" qui lui permettrait 
de dénoncer et de redresser les erreurs actuelles

Eh oui ! Dans quelques siècles, peut-être...
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Pierre Daco
"Comprendre les femmes"
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samedi 10 décembre 2016

72. C.G. JUNG : Présent et avenir




Jung a écrit ce petit livre à la fin des années 50, 
peu avant sa mort.
Il n'est donc pas récent, mais il est toujours 
d'une brûlante actualité.

Face à un avenir qui peut apparaître
comme sombre ou inquiétant,
face à la menace nucléaire, aux guerres, au despotisme,
face aux grandes idéologies de masse, 
face à cette tendance moderne qui consiste à réduire
de plus en plus l'individu réel à une abstraction statistique, 
Jung propose une voie, sa voie :
porter le regard vers les profondeurs, 
vers l'inconscient, vers le "Soi"...

Pour lui, seule la connaissance de soi, 
la connaissance de ce qu'il y a réellement 
à l'intérieur de l'être humain
peut nous permettre de "résister"
et nous sauver des dangers à venir.
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La Licorne
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72. CITATIONS CHOISIES


L’homme qui n’est pas ancré dans le divin 
n’est pas en état de résister, par la seule vertu de son opinion personnelle, 
à la puissance physique et morale qui émane du monde extérieur. 
Pour s’affirmer en face de ce dernier, 
l’homme a besoin de l’évidence de son expérience intérieure, 
de son vécu transcendant, qui seuls peuvent lui épargner 
l’inévitable glissement dans la masse collective....
.
Un mouvement de masse, comme on peut s'y attendre, 
glisse de préférence sur un plan incliné qui est déjà préformé par le grand nombre; 
là où il y a une multitude, on se trouve en sécurité; 
ce qui est la croyance d'un grand nombre de gens ne peut manquer d'être la vérité; 
ce que beaucoup d'individus veulent doit être désirable, voire nécessaire et donc bon.

Dans le désir du grand nombre se trouve la puissance qui permet de forcer les choses 
et de parvenir à la réalisation des souhaits; le plus beau semble pourtant être 
de se laisser glisser avec douceur et sans douleur
vers une espèce de pays de l'enfance 
où l'on peut s'abandonner à la vigilance des parents et se dépouiller, 
comme lorsqu'on était enfant, des soucis et de la responsabilité.
Ne pense-t-on pas et ne s'occupe-t-on pas de vous en haut lieu ? 
A toutes les questions, des réponses sont prévues; 
pour tous les besoins, le nécessaire est fait.

Ce somnambulisme infantile de l'homme de masse est si éloigné de la réalité 
qu'il ne se pose jamais la question : qui donc paie pour ce paradis ? 
Pour le règlement de l'addition, on s'en remet aux institutions supérieures, 
ce que celles-ci acceptent volontiers, car leur puissance 
se trouve augmentée par cette exigence. 
Mais plus leur puissance augmente, 
plus l'individu isolé se trouve dépourvu et affaibli.

Chaque fois qu'un tel état social prend des proportions importantes, 
il prépare le chemin de la tyrannie
il lui ouvre les portes et la liberté de l'individu  
se transforme en un esclavage physique et spirituel. 

La tyrannie étant en soi immorale et prête à tout pour atteindre son but, 
elle est naturellement plus libre dans le choix de ses moyens 
qu'un régime qui tient encore compte de l'individu.
Lorqu'un tel régime entre en opposition avec une tyrannie, 
il éprouve rapidement l'inconvénient effectif qu'entraîne la sauvegarde de la moralité 
et se sent bientôt incité à utiliser si possible les mêmes moyens. 
De cette façon, le mal se répand presque obligatoirement, 
même si une contamination directe pouvait être évitée.

Cette contamination est partout menaçante à l'extrême 
dès que les grands nombres et les valeurs statistiques ont acquis un poids déterminant. 
Cela est précisément le cas à un degré élevé dans notre monde occidental. 
Le grand nombre -c'est-à-dire les masses et leur puissance écrasante - 
nous est présenté jour après jour par les journaux sous une forme ou une autre. 
L'insignifiance de l'individu se trouve ainsi si clairement démontrée 
que celui-ci doit perdre tout espoir de se faire entendre 
où que ce soit et par quelque moyen que ce soit.

Les idéaux de liberté, d'égalité, de fraternité, usés jusqu'à la corde, 
ne lui sont plus d'aucun secours, car il ne peut adresser ses appels 
qu'à ses propres bourreaux, les représentants de la masse.

Seul peut résister à une masse organisée le sujet 
qui est tout aussi organisé dans son individualité que l'est une masse.
.

C.G. JUNG
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samedi 24 septembre 2016

71. KEN WILBER - Le livre de la vision intégrale


La question n’est pas de chercher à savoir qui a tort,
mais plutôt de voir s’ils n’auraient pas tous un peu raison
car l’univers est si grand qu’il y a suffisamment de place
pour Freud et pour Bouddha.
.

Ken Wilber
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D'après l'éditeur :

Dans cet ouvrage, Ken Wilber, 
surnommé par certains l’” Einstein de la conscience “, 
nous apprend à mieux appréhender 
les multiples dimensions de la réalité.
 Il nous donne les moyens de replacer notre action 
dans un tout cohérent
et les moyens d’en approfondir le sens. 
Sa manière de nous instruire est tellement accessible et pertinente 
qu’elle nous invite irrésistiblement à élargir nos perspectives. 

Dans tous les domaines ( psychologie, santé, 
culture, politique, vie personnelle...) 
Ken Wilber ouvre la voie vers des façons d’être 
plus élevées, plus larges, plus profondes, 
riches de promesses de croissance et de développement.

Ken Wilber a réussi à identifier les dénominateurs communs 
de tous les systèmes de connaissance 
et il nous propose une « méta carte », 
une vision intégrale du savoir humain, 
un cadre dans lequel il est possible 
d’intégrer les opposés.et de rassembler les contraires.
Dans ce cadre, les différentes approches du réel 
ne s'affrontent plus mais se complètent. 
C'est là tout son génie.

Pour l'auteur , tous les systèmes de connaissance
 obéissent en effet à quatre invariants majeurs 
(ou quadrants qui décrivent toutes les facettes de la réalité : 
intérieure, extérieure, individuelle et collective) 
et tout événement, être humain, objet ou organisation 
peut être considéré à partir de ces quatre perspectives :



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D'après moi : 

Un livre effectivement très clair et très pratique
qui résume et rend abordable la pensée foisonnante de Wilber...
et en particulier son approche par les "quatre quadrants"
(voir vidéo ci-dessus)

La "vision intégrale" pourrait bien être la vision du futur, 
celle qui nous permettra de résoudre les problèmes
qui se présentent à nous aujourd'hui
car, au fil du temps, il devient de plus en plus clair 
que ces problèmes, toujours plus complexes, 
ne peuvent plus être abordés par une vision "simpliste"
partielle ou unilatérale.
Ils nécessitent, pour être résolus,
une vision nouvelle, une vision "élargie"
prenant en compte tous les aspects de la réalité.

Un livre à conseiller tous ceux qui souhaitent
agrandir leurs perspectives,
à tous ceux sont prêts
à abandonner leur "petit point de vue"...
et à accepter d' observer la réalité
"sous toutes ses facettes"...
.
La Licorne
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71. CITATIONS CHOISIES


(...)
Dans ce domaine comme dans tant d'autres, 
en utilisant la Structure AQAL ou Intégrale, 
soudainement, tout prend sens.
Soudain, il y a une place pour tout dans votre vie.

Une sensation profonde de paix et de certitude descend en vous, 
tandis que le mental fait de la place pour le Kosmos tout entier
et pas seulement pour un petit morceau ici et là.

La joie revient dans les pensées, l'intellect s'éveille -et s'illumine-
comme il est supposé le faire; 
et une clarté lumineuse reconnaît à chaque instant, 
la nature intégrale de toute chose dans le monde.

Plus important encore, il y a vraiment une place 
pour chaque chose dans votre vie.
Tout a une signification, parce que toute chose s'assemble.

Chacun retrouve dans sa vie la signification de toute chose. 
Ceci représente probablement le seul élément le plus crucial 
et le plus rapidement visible de l'Approche intégrale : 
tout s'assemble, et ainsi tout reprend une signification.
.
De l'autre côté de l'ironie, il y a une signification.
De l'autre côté d'un monde fracturé et fragmenté, il y a une signification.
De l'autre côté du désespoir, il y a une signification.
.
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dimanche 15 mai 2016

70. VAHE ZARTARIAN- MARTINE CASTELLO : Nos pensées créent le monde





Le monde moderne s'est bâti au fil du temps sur des faits concrets :
découverte de la rotondité de la Terre,
 premiers voyages vers l'Amérique, dissection du corps humain,
utilisation des premiers télescopes et microscopes, invention de l'imprimerie, etc.
En apparence, le matérialisme a triomphé avec ces percées essentielles
qui n'ont pu se réaliser sans l'émergence d'une métaphysique inédite
 dont Descartes a été le principal instigateur.
 Avec lui, l'univers, l'homme, la vie même étaient réduits à des machines.

 Nous vivons aujourd'hui la mort de cette modernité.
La science mécaniste a atteint ses limites, notamment en physique.
La biosphère semble ne plus accepter une expansion industrielle anarchique.
Quant à l'éthique matérialiste, elle s'escrime vainement à canaliser
 des flots humains de plus en plus incontrôlables.
Sous nos yeux, derrière les turbulences d'un vieux monde en perdition,
 un nouveau est en train de naître.

À son tour, il se fonde sur des faits concrets :
découverte du continuum espace-temps,
démonstration de la nature essentiellement indéterminée de la matière,
voyage dans l'espace, décryptage du génome,
émergence de l'informatique
et de modes de communications révolutionnaires, etc.

 Ce monde nouveau ne pourra pas, tout comme l'ancien,
émerger sans une métaphysique radicalement neuve.
Quelle est la nature de la réalité ?
Que connaissons-nous vraiment de l'univers dans lequel nous évoluons ?
 De quelles façons pouvons-nous agir sur le monde ?
 Autant de questions auxquelles il va falloir répondre
et que ce livre aborde avec un esprit radicalement neuf.

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Un livre passionnant,
parfois un peu difficile d'accès...
(écrit par un scientifique !)
mais qui pose les bonnes questions,
qui tente des réponses...
et qui peut, si vous acceptez
de bousculer vos idées reçues...
vous ouvrir de tout nouveaux horizons...

Si nos pensées modifient le monde...
alors, TOUT est possible, TOUT !

A lire, absolument...
Lecture disponible gratuitement ICI
 .
La Licorne
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Voici deux vidéos qui expliquent clairement
de quelle façon notre conscience et nos pensées
ont sans cesse un impact
sur le monde, sur la vie, sur ce qui nous arrive...







70. CITATIONS CHOISIES



Le chemin
Une dernière remarque.
Nous savons qu'il n'y a rien d'autre que du présent,
 et qu'il n'y aura jamais rien d'autre.
Par conséquent la véritable valeur d'un projet n'est pas
 dans son accomplissement comme résultat,
mais dans son accomplissement comme processus,
 autrement dit dans le chemin qu'il oblige à ouvrir et à parcourir.

 Car nous sommes toujours en chemin ;
il n'y a pas de point final, seulement des haltes temporaires
pour un repos qui n'est que préparation à un nouveau mouvement.
 Et ce qui vaut pour les individus vaut aussi pour la société :
seul compte le chemin.

La tâche d'ouvrir ce chemin est ô combien exaltante.
 Mais il faut avoir bien conscience qu'elle recèle d'incroyables difficultés,
 car il s'agit d'avancer sur le fil d'un rasoir entre deux abîmes.

 D'un côté celui où nous précipiterait l'inaction,
l'abîme de la désagrégation, qu'il ne faut pas forcément concevoir
comme une apocalypse (nucléaire, biologique, climatique, ou autre).
 Car entre d'une part la grande inertie du système économico-social actuel,
 et d'autre part la très grande faculté d'adaptation de l'homme,
 les choses se feront progressivement, si progressivement peut-être
 que les ruptures ne seront guère perceptibles.
Le climat évoluera lentement, l'environnement se dégradera de plus en plus,  
de nouvelles maladies se propageront, les économies se désorganiseront, etc,
 mais à tout cela l'homme s'adaptera au jour le jour.
Seulement, dans ce contexte de déclin de la civilisation,
cette adaptation risque fort d'être une régression,
 qui verrait la résurgence de tant de comportements néfastes.
 Précisons encore que si chacun se contente de cultiver dans son coin son jardin,
 de se faire un joli sam-suffit, cela ne résoudra rien car tout est lié.

Quant à l'autre côté du fil du rasoir, c'est un abîme où nous précipiterait
un excès de zèle et de prosélytisme.
Nous le savons bien, l'enfer est pavé de bonnes intentions.
Prudence donc avant de généraliser à l'humanité
 des modèles qui n'ont pas été éprouvés.
Et n'en déplaise à monsieur Rousseau et à quelques uns de ses suivants
 qui ont fait bien du mal à leurs semblables,
 il est tout à fait stupide de vouloir forcer les hommes à être libre et heureux !
 D'abord on ne sait même pas ce que ces mots veulent dire,
 ensuite toutes les expériences faites en ce sens montrent que ça ne marche pas,
 et enfin cela attise les rancoeurs, et pollue un astral qui l'est déjà passablement.

Entre ces deux abîmes, tout est possible
parce que notre pensée est créatrice de la réalité
 
Vaste programme donc, que nous avons à peine esquissé
dans cet avant-dernier chapitre qui se veut plutôt une porte ouverte.
 Car tout est à repenser et à reconstruire : la physique, la biologie,
la psychologie, l'économie, l'éducation, la médecine,
le travail, le couple, etc.
Ce livre n'est qu'une base de travail.

L'homme et le monde sont évidemment bien plus
 que les mots inscrits sur ces pages.
Nous avons seulement trouvé trois outils.
Notre espoir est qu'ils ne restent pas
   sagement rangés sous la couverture de ce livre
 quand vous l'aurez refermé…
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Vahé Zartarian
"Nos pensées créent le monde"
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vendredi 22 avril 2016

69. LILY JATTIOT : Sagesse du Féminin

 
 
 
Notre monde occidental, celui de la technologie et de la logique rationnelle,
dans la ligne des valeurs patriarcales, a dévalorisé le coeur,
 le sentiment, l'émotion rangés dans la catégorie de l'irrationnel archaïque.
Il a ce faisant donné la suprématie à l'intelligence de type masculin
qui recherche des résultats, au détriment
de l'intelligence de type féminin qui recherche des liens.

En effet outre l'intelligence logique existe une autre intelligence :
 celle du lien, de la relation, plus contemplative,
 le plus souvent assimilée à l'art, à la poésie...
 Cette forme de sagesse est, pour l’auteure, reliée aux facultés féminines :
savoir entrer en relation sage et habile,
avec les autres,   avec le monde, avec soi-même.

        Contrairement à la logique froide, cette intelligence au féminin
 a choisi de passer par la fiction, l'imagination et la fabulation
pour approcher au plus près la vérité
et épouser  souplement les formes complexes du Réel.
         Le féminin déclassé et refoulé, loin d'avoir disparu,
 s'est réfugié dans l'imaginaire, les contes et les rêves.

Lily Jattiot, avec verve et bonne humeur, mais aussi une grande clarté,
 explore à travers des contes,  les Mille et une Nuits,
et Les Trois Plus Belles Pêches de Mai (conte d'origine bretonne),
 puis avec des rêves nocturnes authentiques, la grande sagesse de vie,
 la profondeur et la vérité pleine de saveur et d'humour qui parlent en sourdine.

        En confondant le masculin avec l'homme et le féminin avec la femme,
 notre monde simpliste mutile les deux.
 Redonner aux valeurs et à la sagesse féminines leur pleine place,
 retrouver le jeu et la joie sans raison, peut nous sortir de l'impasse.

        Le chemin proposé est alors de retrouver en nous un autre accès à la vérité :
d'ouvrir la porte à la réalité telle qu'elle est,
 pour l'accueillir et la vivre pleinement.
Ce livre sage et souple, se déguste comme une savoureuse histoire
 qui nous réconcilie avec nous même et avec les autres.
      
 

 
 
 Vidéo ICI, sur Phytospiritualité.
 
 

69. CITATIONS CHOISIES

 
Contrairement à la logique froide, qui depuis le Siècle des Lumières
et l'invention de la science moderne s'est séparée du cœur incertain
 et a dépeuplé le monde des esprits,
l'intelligence au féminin a choisi de passer par la fiction,
l'imagination et la fabulation pour approcher au plus près la vérité.
 
Ainsi, elle épouse souplement les formes complexes du Réel pour les sentir, 
 les toucher, les mémoriser, les anticiper, les chanter, les enchanter.
Elle est naturellement dans le Tao.
Elle danse la vie.
 
Avec son expérience, elle en pressent le mouvement,
 saisit d'où elle vient et où elle va,
et l'on nomme souvent cette étrange faculté intuition.
Cette intelligence-là ne pense pas
 que le plus court chemin entre deux points soit la ligne droite,
 elle coule et se coule, elle vaque, elle serpente;
aucun détour ne lui échappe, aucune particularité ne la déroute.
 
Elle pense en même temps le tout et la partie, elle patiente et prend son temps ;
elle n'a pas peur de l'éternité, du recommencement, de la répétition, de l'erreur,
pas plus que du mystère qu'elle laisse exister.
Elle ne craint pas de prendre le chemin des écoliers ;
elle ne s'ennuie jamais car pour elle, tout est toujours nouveau ;
 elle s'est faite disciple de la vie.
 
On comprend aisément qu'elle puisse inquiéter
 la logique masculine et abstraite
qui choisit la distance et l'analyse et ne veut en aucun cas
épouser les obscurités et les incertitudes,
et qui se passionne pour l'efficacité et la certitude.
 
Etrange pertinence de cette intelligence qui n'est efficace
 que lorsqu'elle aime (alors que la logique formelle n'a que faire de l'amour)
et qui déraille, c'est vrai, lorsqu'elle est dans le pouvoir et dans les affres du refus
.
Sa logique travaille avec le paradoxe :  paradoxe du cœur,
 car c'est avec le manque, l'obscurité et le mystère qu'elle fait route.
(...)
 
Jean Ferrat chante inspiré par Aragon : "La femme est l'avenir de l'homme"
Je dirais plutôt que le féminin est l'avenir du masculin (...)
 
Mais le plus souvent, ce féminin salvateur ne se voit pas.
Lorsqu'il est absent du paysage, tout se dessèche,
s'appauvrit et se craquelle, tout se désertifie.
 L'humain livré aux excès ne se ressemble plus, les choses déraillent,
 tout va de travers, un désespoir saisit le cœur.
 On se rend compte qu'il manque quelque chose...mais quoi ?
 
Mais lorsqu'il est présent, ce féminin subtil, sans que l'on voie très bien pourquoi,
 les choses vont bien, "ça roule", comme on dit,
les personnes sont ouvertes et bienveillantes, les communications aisées,
et du coup les difficultés se résolvent les unes après les autres.
Tout devient fluide. les éléments les plus complexes s'harmonisent et se complètent,
 un optimisme tranquille apparaît.
Subtilement, les rouages sont bien huilés et ronronnent.
 
Fabuleux féminin.
Sa langue est poétique, et sa saisie du Réel, inspirée.
Elle a soufflé dans la parole des Prophètes.
Elle fait bon ménage avec le génie.
Même bafouée, trahie, récupérée, prostituée, bannie et calomniée,
elle fait bonne compagnie avec la joie.
Envers et contre tout et surtout dans les lieux et les moments les plus sombres
 (Etty Hillesum prisonnière dans un camp de mort en est témoin)
 au mépris de toute logique, elle célèbre le bonheur d'être vivant.
 
Quel bonheur, quelle délivrance de retrouver la liberté insensée de son cœur !
.
Lily Jattiot
 

jeudi 14 avril 2016

68 - FREDERIC LENOIR , SIMONETTA GREGGIO : Nina



Adrien est un quadragénaire parisien, célibataire et sans enfants. 
Il a perdu le goût de vivre et décide, un soir, de se suicider. 
Il écrit son testament ainsi qu’une dernière lettre destinée à Nina, 
la femme de sa vie, la seule qu’il ait aimée 
d’un amour passionné et inconditionnel.
Nina et Adrien étaient des enfants lorsqu’ils se sont rencontrés. 
Les souvenirs de leurs vacances d’été passées à Ravello, 
le joyau de la côte amalfitaine, 
remontent par vagues à la mémoire de Adrien. 
Repoussant son suicide d’un soir, 
puis d’un autre et encore d’un autre, 
il les met par écrit dans cette longue lettre à Nina, 
qui devient, au fil des nuits, la bouleversante déclaration d’amour 
qu’il n’avait jamais osé faire à la jeune Italienne. 
Adrien avait toujours rêvé de devenir écrivain. 
Il lui aura fallu attendre cet instant ultime pour oser écrire. 
À bout de forces mais apaisé, il avale un mélange de médicaments 
et tombe dans un coma profond. 
Il ne se doute pas que ses mots vont bouleverser plusieurs existences :
 celle de Nina d’abord, mais également celle de tous ceux qui, 
de près ou de loin, vont être touchés par son écriture.
.
Un livre profondément émouvant,
touché par une sorte de "grâce"...
un grand cri d'amour !
.
Toutes les personnes à qui je l'ai conseillé...
m'ont remerciée !
.




68. CITATIONS CHOISIES


J'avais vingt et un ans. 
C'est si près et si loin à la fois.
Je répète cette phrase parce qu'elle est vraie, 
parce que la vie n'est pas une ligne droite, 
et qu'on respire dans ses méandres de manière fragmentée, 
avec des allers-retours, des accélérations insensées 
et des ralentissements qui nous figent pour longtemps.
.
Ce qu'il y a de pire dans le silence de l'autre, pensa t-il, 
c'est qu 'il vous renvoie à vous-même, à vos peurs les plus profondes, 
à vos souffrances les plus inavouées. 
A-t-il rêvé ces regards chargés de promesses ? 
Pour lui, la rencontre de leurs deux âmes était une réalité, 
jusqu'au moment où cette osmose s'est muée en détresse. 
Serait-ce possible qu'il ait vu de l'amour là où il n'y avait que de l'amitié?
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Frédéric Lenoir - Simonetta Greggio
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lundi 11 avril 2016

67 . C.G. JUNG : L'homme à la découverte de son âme



Enfin à la portée de tout "honnête homme" ; de tout être,
de tout esprit curieux de lui-même, ce chef-d'oeuvre capital, clair,
sans jargon, simple et limpide dans sa langue,
profond dans ses apports, ses découvertes, ses vérités,
devenues aujourd'hui des évidences.
A la fois nouveau bien que déjà classique,
"L'Homme à la découverte de son âme" fut trop longtemps introuvable.
Depuis toujours l'homme se débat, pour le meilleur comme pour le pire,
avec ces plans vivants qu'il sent s'agiter
et palpiter au tréfonds de lui-même
et qu'il a épinglé du nom d'âme.

Rendre accessible ce qui est de l'ordre de l'âme à l'approche expérimentale,
tel fut, faits et preuves en main, le miracle paradoxalement réussi par Jung.
C'est ce lien expérimental à l'inconscient que le génie de Jung
apporta en dot au génie de Freud dans la période de leur compagnonnage.

Les complexes que Jung a mis en évidence,
 ces mélis-mélos, ignorés mais brûlants, de sensations et de besoins,
ces nœuds, inconscients mais contraignants, d'idées, d'émotions
 et d'imaginations sont à l'origine aussi bien du fameux complexe d’œdipe
 que des enregistrements neurophysiologiques les plus modernes.

Ils révèlent, avec les rêves, attestés dans l'histoire sinon justement compris,
la vie profonde, intense, bouleversante souvent, qui se déroule en tout être humain.
Mais comme Einstein l'a souligné, il est, de nos jours,
plus facile de faire exploser un atome que de se libérer d'un complexe !
L'Homme à la découverte de son âme ouvre de nouvelles portes
aux déroulements intérieurs, à l'intériorité
et l'élargit de l'expérimental au divin.
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Docteur Roland Cahen
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Structure et fonctionnement de l'inconscient

Dans la première partie de ce livre Jung nous explique
combien  «nous dépendons, dans des proportions angoissantes,
d'un fonctionnement ponctuel de notre psychisme inconscient».
Il présente l'inconscient en ces termes :
 «ni concentré, ni intensif, mais crépusculaire jusqu'à l'obscurité,
il y gagne une extension immense et il renferme côte à côte,
de façon paradoxale, les éléments les plus hétérogènes ...».
La conscience, cette précieuse conquête de l'homme,
est «entourée par les abîmes de l'inconscient comme par une mer menaçante».
La méditation sur les rêves, produits spontanés de l'âme inconsciente,
nous offre la possibilité d'ouvrir le dialogue
et de diminuer cette menace qui pèse sur nous.

La deuxième partie nous familiarise avec les fonctions
et les structures du conscient et de l'inconscient.
Les contenus de l'inconscient sont répartis en trois classes :
accessibles, médiatement accessibles, inaccessibles.

La conscience, «épiderme flottant sur l'inconscient
qui s'étend dans les profondeurs»,
utilise certaines fonctions pour s'orienter dans l'espace extérieur :
la sensation, la pensée, l'intuition et le sentiment.
Le moi est défini comme «doté d'un pouvoir, d'une force créatrice,
conquête tardive de l'humanité, que nous appelons volonté».
L'orientation dans l'espace intérieur nous met en contact avec l'ombre
- la partie obscure du moi -, le souvenir, la mémoire,
les affects (colère, tristesse, angoisse), les «irruptions de l'inconscient».
L'introversion et l'extraversion distinguent deux grandes classes d'individus,
selon qu'ils s'orientent habituellement vers le monde intérieur ou le monde extérieur.
L'expérience des associations -  l'expérimentateur invite le sujet
à réagir à chaque mot inducteur aussi rapidement que possible
en prononçant seulement le premier mot qui lui vient à l'esprit -,
montre combien le temps et le type de réaction varient selon le mot induit :
ce sont des indices de complexes.
Le complexe affectif est défini comme «image émotionnelle et vivace
d'une situation psychique arrêtée, image incompatible, en outre,
avec l'attitude et l'atmosphère consciente habituelles ;
elle est douée d'une forte cohésion intérieure, d'une sorte de totalité propre,
et, à un degré relativement élevé, d'autonomie».

La troisième et dernière partie est consacrée aux rêves.
De nombreux exemples nous plongent dans ce monde étrange,
qui s'éclaire au fil des interprétations.
 «Rien n'est obscur à qui comprend ; seule l'incompréhension  fait apparaître
les choses inintelligibles et confuses» nous dit Jung.
Il insiste sur les effets d'une interprétation de rêves qui doit atteindre le cœur,
émouvoir l'être entier, pour le transformer durablement.

Vidéo à regarder
ICI
(non exportable)
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67. CITATIONS CHOISIES


dissimulée dans ce que l'âme a de plus obscur et de plus intime ; 
elle s'ouvre sur cette nuit originelle cosmique qui préfigurait l'âme 
bien avant l'existence de la conscience du moi et qui la perpétuera 
bien au-delà de ce qu'une conscience individuelle aura jamais atteint. 
Car toute conscience du moi est éparse ;
 elle distingue des faits isolés en procédant par séparation, 
extraction et différenciation ; 
seul est perçu ce qui peut entrer en rapport avec le moi. 
La conscience du moi, 
même quand elle effleure les nébuleuses les plus lointaines, 
n'est faite que d'enclaves bien délimitées. 
Toute conscience spécifie.

Par le rêve, en revanche, nous pénétrons dans l'être humain plus profond, 
plus général, plus vrai, plus durable, 
qui plonge encore dans le clair-obscur de la nuit originelle 
où il était un tout et où le Tout était en lui, 
au sein de la nature indifférenciée et impersonnalisée. 
C'est de ces profondeurs, où l'universel s'unifie, que jaillit le rêve, 
revêtirait-il même les apparences les plus puériles, 
les plus grotesques, les plus immorales. 
Il est d"une ingénuité fleurie et d'une véracité 
qui font rougir de honte nos flagorneries autobiographiques. 
Rien d'étonnant donc, à ce que, dans toutes les cultures antiques, 
on ait discerné dans le rêve impressionnant, 
dans le "grand rêve", un message des Dieux. 

Ce devait être un privilège de notre rationalisme d'expliquer le rêve et sa constitution
 par les seuls reliquats de la vie diurne, c'est-à-dire par les miettes 
du plantureux festin de la vie consciente tombée dans les bas-fonds. 
Comme si si ces profondeurs obscures n'étaient qu'un sac vide, 
ne recelant jamais que ce qui y est tombé d'en haut ! 
Pourquoi oublie-t-on toujours qu'il n'y a rien de grand ni de beau 
dans le vaste domaine de la culture humaine qui ne soit dû primitivement 
à une soudaine et heureuse inspiration ? 
Que deviendrait l'humanité si la source des inspirations tarissait ?

Le sac, ce serait bien plutôt au contraire la conscience, 
qui ne contient jamais plus que ce qui vient à l'esprit.
C'est quand la pensée nous fuit et que nous la cherchons en vain 
que nous mesurons combien nous dépendons de nos inspirations. 
Le rêve n'est rien d'autre qu'une inspiration 
qui nous vient de cette âme obscure et unificatrice. 
Qu'y aurait-il de plus naturel, une fois que nous sommes perdus 
dans les détails infinis et dans le labyrinthe de la surface du monde, 
que de nous arrêter au rêve pour y rechercher les points de vue 
susceptibles de nous ramener à nouveau 
à proximité des faits fondamentaux de l'existence humaine ? 

Mais nous nous heurtons ici aux préjugés les mieux enracinés :
 "Songes, mensonges" dit-on, les rêves sont sans réalité, 
ils mentent ou ne sont que des réalisations de désirs ; 
voilà les échappatoires alléguées pour ne pas prendre les rêves au sérieux, 
ce qui serait singulièrement incommode. 
L'audace présomptueuse de la conscience aime le cloisonnement, 
en dépit des inconvénients qu'il suscite ; 
c'est pourquoi on est peu enclin à octroyer 
quelque réalité à la vérité du rêve."
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C.G. Jung
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